par souad le Mar 28 Oct - 11:27
Dans les coulisses De Carthage à Hollywood:
Toute la ville frémit et se pare de ses plus beaux atours avec le coup d'envoi des JCC. Toutefois, dans les coulisses, on s'active depuis plusieurs semaines pour que le succès soit au rendez-vous. Dirigées par Dora Bouchoucha, plusieurs équipes continueront à s'activer pour la réussite du festival. Infatigables chevilles ouvrières, Annie Khedija Djamal et Lina Chaâbane Menzli ont l'œil à tout et sont les métronomes d'une activité débordante. Responsable des accréditations, Moufida Melki complète ce carré d'as au féminin. Depuis plusieurs semaines, tout le comité directeur des JCC est présent de manière remarquable, faisant preuve d'une grande disponibilité. A l'image du secrétaire général Abderrahmane Bennani ou encore des responsables techniques des salles de cinéma.
Côté événementiel, ce sont les galas d'ouverture et de clôture qui retiennent l'attention des responsables avec à leur tête Sihem Belkhodja et Samir Belhadj Yahia. Auxquels il convient d'ajouter la touche artistique de Hamida Bellagha, la conseillère chargée des cérémonies officielles.
Côté coulisses, les JCC, ce sont des dizaines de responsables, d'opérateurs et de sponsors qui conjuguent leurs efforts pour que cet événement demeure toujours au sommet des manifestations cinématographiques régionales.
De Carthage à Hollywood
Deux films sont sur le chemin du Hollywood...et se trouvent actuellement sur les écrans tunisiens. Il s'agit de « Mascarades » de l'Algérien Elias Salem et « Le sel de la mer » de la Palestinienne 2 Anne Marie Jacir.
Ces deux œuvres sont en effet nominées pour la prochaine cérémonie des oscars dans la catégorie « meilleur film étranger ». Passeront-ils ce cap ? L'avenir nous le dira. Pour l'heure, Elias Salem, né en 1973, est en compétition pour le Tanit d'or des JCC 2008, avec « Mascarades », son premier long-métrage qui s'avère un essai plutôt concluant.
Quant à Anne Marie Jacir, elle participe à la même compétition et rejoindra Tunis à partir de Amman où elle réside.
Le retour de l'enfant prodigue
Né en 1961 à Tunis, Karim Dridi vit depuis longtemps en France. Dès l'âge de douze ans, il s'est initié au tournage de films amateurs. C'est depuis 1982, qu'il réalise et produit des courts métrages qui lui vaudront au cours des années 90 de se distinguer sur la scène mondiale.
Avec des films comme « Pigalle », « Hors jeu » ou « Bye Bye », il a remporté l'adhésion de la critique. Et désormais, il s'est installé dans le monde du long-métrage. En effet, Karim Dridi participe aux JCC 2008 avec le film « Khamsa » qui vient tout juste de sortir sur les écrans français. En compétition pour un Tanit, ce film s'est déjà distingué par une bonne presse et aussi un prix remporté cette semaine à Antalya, en Turquie. Bon vent ! L'ascension de Hend Sabri Révélée en Tunisie, Hend Sabri est devenue une comédienne incontournable sur la scène arabe. Elle sera présente aux JCC avec plusieurs œuvres dont elle joue les rôles principaux. De plus, elle a retenu l'attention du public l'été dernier avec sa brillante participation au casting du film « Al Djazira »
Très appréciée du public arabe, Hend Sabri poursuit désormais son ascension et, si elle persévère, pourrait aspirer à devenir l'une des top-actrices sur le scène arabe actuelle.
Sa présence au Caire et son talent inné la mettent en tout cas en pôle position pour rester en haut de l'affiche.
Le new look de Mireille Darc
La blonde incendiaire du cinéma français des seventies sera cette semaine à Tunis pour les journées cinématographiques de Carthage. Celle qui fut à l'écran ( et dans la vie) la partenaire des plus grands a marqué de sa présence une longue période du cinéma français. Aux côtés d'Alain Delon ou de Pierre Richard, elle a participé à des œuvres inoubliables.
Sa présence pour les JCC 2008 est une belle initiative. C'est en tout cas une bonne nouvelle pour les nombreux admirateurs de cette comédienne dont la silhouette et la coiffure sont désormais légendaires.
Les gars du Caire
Tous deux sont en compétition pour le Tanit d'or des JCC. Ils sont Egyptiens et représentent la nouvelle vague du cinéma du Nil. Il s'agit de Yousry Nasrallah qui, après une carrière de journaliste a travaillé avec Youssef Chahine et réalisé nombre de films de grande qualité. Nasrallah participe aux JCC avec sa dernière œuvre « L'aquarium ».
Le second Cairote des JCC n'est autre que Brahim Battout qui a signé de nombreuses œuvres pour les télévisions internationales et dont « Aïn Chems » sera l'opus présenté au festival.
Seront-ils sur le podium ? Remporteront-ils les prestigieux Tanit ? Reprise samedi 1er novembre
Source :J-M