les ksours..hier et aujourd'hui
Phéomène architectural caractérisant l'extrême sud tunisien,les ksours symbolisent et prouvent l'authenticité de la civilisation et la profondeur de l'histoir de cette région,ou l'homme a su s'adapter à une nature rude et à une histoir riche en péripéties.
Ces monuments s'insèrent dans une tradition "urbaine" qui s'étend du nord de la libye au sud de la chaîne de la montagne de l'atlas au maroc en passant par les hauts de Matmata en tunisie et la région de Mzab en Algérie.
La plus grande concentration des ksours se trouve dans le sud de la tunisie ;aux gouvernerats de médenine et tataouine ou on en dénombre plus de 150.
Chaque ksars comporte de 1à6 étages de plusieurs centaines de GHORFA;cellules voûtéessuperposée, reliées par des escaliers et des piquets en bois plantés dans leurs flancs,servant de silos ou chaque famille de la tribu emmagasine ses provisions de céréales,huile,laine,olives,figues séches,datte et tourne.
Essentiellement grenier fortifié ou chaque famille posséde une ou plusieurs GHORFA, le KSAR comporte également "LA SKIFA" grande piéce voutée sise à l'entrée servant de siege au conceil de la tribu"EL MYAÂD" qui décide
Tatouine et les Ksours du Sud
Avec ses immenses champs d'oliviers qui cèdent petit à petit leur place au sud au sable du désert et aux brousailles, cette région autrefois fertile à posser les hommes à construire de nombreuses forteresses, qui sont aujourd'hui le principale intéret touristique de la région.
Les rayons du soleil viennent chaque sooir décliner de sublimes couleurs sur ces ksours, où l'on a l'impression que le temps s'est arrêté.
Plus loin de magnifique oasis sont bordée par un désert de roche ou de sable, apparaissent comme un paradis surgit de nulle part, tandis que les longues chaines de montagne semblent s'éffondrer sous le poids de la chaleur.
A Matmata, village troglodytique , des Berbères ont creuse des habitations dans la roche où l'on accède par des tunnels, pour se rafraichir quand il fait trop chaud en été
Ksar Ouled Soltane
C'est ici qu'on trouve les plus belles ghorfas de tous les ksours. Elles s'ordonnent autour de deux cours, l'une du XVè et l'autre du XIXè siècle.
Mais, venant de Tataouine, on découvre, sur la route, d'autres sites fort intéressants : Ksar Degrah, Ksar Béni Barka, Ksar Kédim (ksar Znata).
Douiret
A l'ouest de Tataouine, le vieux village de Douiret, dominé par un ksar, est édifié sur un long éperon. Les habitations sont troglodytiques.
A Douiret, comme à Chénini et à Guermassa, on parle encore le berbère.
On fabrique de la poterie, des kilims du genre de ceux de Oudhref et des haïks rouges à ornementation géométrique très fine.
Ksar Ghilane
Ksar Ghilane est une oasis irriguée par une source thermale. Elle est encerclée par les dunes du Grand Erg. C'est la plus saharienne des oasis de Tunisie. Les jardins, où abonde le tamaris, sont très beaux.
Chénini
Site fascinant, Chénini était un refuge berbère. Le ksar est perché sur une crête rocheuse et les maisons, en contrebas, sont creusées dans les parois du piton.
Le site est très apprécié des touristes, qui le visitent en grand nombre.
On y trouve des huileries très anciennes dont certaines remonteraient au XIe siècle, une mosquée souterraine et une boulangerie troglodytique.
Ghermassa
C'est l'un des plus beaux et des plus spectaculaires sites de la région. L'accès n'est pas facile, mais l'originalité de l'endroit vaut l'effort. Dans ce paysage sauvage, les maisons s'ouvrent dans la falaise abrupte surmontée de deux pitons rocheux.
Le site offre une magnifique vue panoramique sur toute la région.
Ksar Haddada
A Ksar Haddada, les ghorfas sont bien conservées. Blanchies à la chaux, elles constituent avec les courettes et les terrasses un enchevêtrement qui ne laisse pas d'impressionner.
Source:www.festivaldesksours.com
TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
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TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
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Rénovation du Ksours
Unevingtaine de Ksours viennent d'être restaurés à des fins touristiques
par des experts en rénovation des vestiges historiques. Le département
de la culture a alloué, pour ce faire, des fonds estimés, entre 100 et
400 mille dinars par Ksar (singulier de Ksour). La préservation et la
valorisation du patrimoine écologique, culturel en Tunisie sont parmi
les principaux facteurs qui ont contribué à promouvoir le tourisme
saharien dans plusieurs gouvernorats du sud tunisien.
Les ksours,
qui sont des greniers constitués de cellules d'engrangement, appelés
ghorfas, sont concentrés dans le sud est du pays. Avec ses ksours,
Tataouine, située 600 km
au sud de Tunis, est, aujourd'hui, l'une des cités les plus
pittoresques du sud tunisien. Elle compte, à elle seule, 64 Ksour sur
un total de 150. Empruntés du latin Castrum (fort ou place forte), les Ksour,
forteresses utilisées autrefois pour mettre à l'abri les denrées
essentielles (céréales, huile d'olive, légumes secs,à) des
envahisseurs, combine généralement greniers et habitations.
On
les trouve communément sur des contreforts proches d'oasis afin de se
protéger d'attaques venant de tribus nomades. Ils sont composés de
cellules, appelées ghorfas, qui servent à stocker les denrées en
prévision des années de sécheresse et des temps difficiles. Ces sites
constituent une destination privilégiée des touristes.
Parmi les ksour les plus célèbres de Tataouine, figure Ksar Cheneni
(20 Km de Tataouine), considéré comme le plus ancien et le plus grand
des Ksour berbères et le plus visité notamment après les travaux de
réfaction et l'amélioration de sa desserte.

Vient ensuite, « Ksar Haddada
», situé à environ 6 km au nord de Ghomrassen. Cette forteresse a, pour
sa part, servi, en 2000, de cadre et de décor, au tournage du célèbre
film américain "La guerre des étoiles", réalisé par Georges Lucas. Ce
Ksar, un véritable labyrinthe composé de 567 ghorfas, couvre une
superficie de 6400 mètres carrés. Il sera prochainement converti en une
unité touristique de toute beauté après la rénovation et restauration
de ses ghorfas.
Quant au "Ksar Ouled Debbab"
(zone de Tataouine Nord), il a été valorisé par un promoteur tunisien
dans le cadre de la participation des privés à l'exploitation des sites
archéologiques. Ce site touristique comprend actuellement un café maure
et un musée d'habits et de bijoux traditionnels.
Les
travaux de restauration de plusieurs de ses ghorfas ont démarré afin
d'offrir le confort nécessaire aux touristes pour un long séjour.
D'autres travaux de restauration sont réalisés au niveau du "Ksar
Rekhayssa Dagrara 2", "Ksar Daghrara 1 Djbel Sad", "Ksar Ouled
Boujlida" et "Ksar El morra". Les Ksour
ont joué un rôle central dans la vie des habitants de la zone en leur
assurant équilibre et stabilité tant ils faisaient fonction à la fois
de lieux servant à la conservation de la nourriture, aux activités
éducatives, religieuses et commerciales.
Ces
édifices font partie indéniablement du patrimoine culturel de la région
de Tataouine et témoignent de son évolution historique et sociologique
et suscitent un grand engouement de la part des touristes.
Le
Ksar est constitué de plusieurs parties d'une dimension différentes
selon sa position géographique et le nombre de personnes composant la
tribu. Il se compose d'un vestibule, d'un patio et de chambres. Les
Ksour peuvent être de forme rectangulaire ou circulaire. Les ghorfas ou
chambres sont d'une architecture particulière qui prend en
considération les conditions de conservation des récoltes, et du
bétail. Chaque ghorfa donne accès à une autre à travers des escaliers
acrobatiques extérieurs qui courent sur la façade fait de plâtre.

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TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
Le sud-est tunisien est d'abord le carrefour de deux grandes voies de pénétration : celle qui longeait la côte méditerranéenne et apportait les influences, les produits ainsi que les hommes venus du Moyen-orient ou d'Egypte et celle qui, via Ghadamès, partait de l'Afrique tropicale et traversait le Sahara. Le sud-est tunisien, couvert par la mer : la Téthys à la fin de l'ère primaire, connaît une grande période d'émersions et d'immersions successives durant l'ère secondaire. Alternativement, une flore et une faune variées, dont on trouve de nombreuses formes fossilisées, se développaient sur des couches de roches sédimentaires, déposées au fond de la mer, quand elles émergeaient.
A l'ère tertiaire, la région qui a émergé définitivement, est soulevée. La moitié orientale de ce bombement s'affaisse pour former la plaine de la Jeffara qui va jusqu'au rivage actuel. La partie occidentale forme une chaîne de hautes collines qui va des Matmata, au nord-ouest à Dhehibet au sud-est et continue en Libye par la chaîne du Jebel Nefoussa. Alors que l'érosion fluviale a découpé des ravins dans la crête orientale qui borde cette ligne de collines, des sables argileux se sont accumulés dans les vallées et les cuvettes du versant ouest de ces « monts » : le plateau du Dh'har qui rejoint en pente douce le grand Erg oriental.
Cette longue histoire géologique que le voyageur lit facilement sur un sol souvent privé de végétation et de terre végétale, mêlée à une très longue occupation humaine sans cesse parcourue d'influences variées, ont fait du sud-est tunisien une zone originale marquée par la diversité de ses paysages et la variété des civilisations qui s'y sont succédées.
Cette région est d'abord un « bastion berbère » qui semble avoir été converti très tôt au judaïsme.Les Carthaginois se contentent d'y commercer en créant le long de la côte des « comptoirs ». Les Romains avancent davantage dans le pays mais ils sont obligés de construire une frontière fortifiée : le limes, qui finira par être conquise par les tribus berbères chamelières. La population de cette région, une fois christianisée, luttera contre l'islamisation et, par réaction, sous doute, sera kharijite au moins jusqu'à la fin du Moyen-âge, qui verra une arabisation de la langue et du mode de vie. Simultanément, à l'occasion d'accords de clientèle avec les sédentaires berbères, les Arabes de la plaine, devenus semi-nomades, adoptent des mœurs berbères en construisant, en particulier, de grands greniers, tels que ceux de Ksar Ouled Debbab et Ksar Ouled Soltane. De plus, ils s'allient à la
confédération des tribus berbères Ouerghema dont le village de Ghomrassen était la « Capitale ». Les Ouerghema étaient avec les Hammama du Nefzaoua, les tribus « makhsen » : les soutiens du pouvoir beylical dans le sud tunisien. Conformément à la tradition, la population locale résiste à l'occupation française en 1881 et se révolte en 1915, ce qui justifie l'existence de « territoires militaires » autour de l'implantation, à Tataouine, d'une garnison composée de « soldats - bagnards ». Les Ksour des bordures des Jebel Matmata, au nord et du Jebel Demer au sud arrivent à conserver longtemps leurs «berbérité ». Les pitons du Jebel Abiadh ne sont pas rattachés au grand plateau, le Dh'har, mais forment, entre deux plaines : celles du Ferch et de la Jeffara, un îlot isolé plutôt vulnérable.
Il semble bien que dès le Haut Moyen-Age, des pitons soient pourvus de forteresse : Kalaa, dans lesquelles les Berbères se protègent contre les premiers conquérants arabes. Au XIème siècle, l'arrivée des tribus hilaliennes, engendre la construction ou, au moins, la réfection, des « kalaa-refuges » qui se développent au-dessus ou autour des villages. Mais les paysans berbères sédentaires ne pouvant continuer à vivre, isolés, sur leurs monts incultes, « composent » avec les Arabes des plaines. Peu à peu, une symbiose s'instaure. Le Berbère qui a construit dans son ancienne « kalaa-refuge », un grenier collectif, accepte petit à petit de l'ouvrir aux récoltes des nomades arabes dont il est devenu tributaire. Pendant ce temps, l'Arabe se fixe et chaque tribu construit, sur SES terres, un grenier collectif ou deux, abandonnant leurs anciens Ksour aux factions «irrédentistes» Jebaliya qui persistent à vivre dans la « montagne » : le Jebel. Il est difficile de classer les Ksour berbères d'après leur ancienneté. Il semble que Ksar Zenata ait plus de 1000 ans, celui de Meguedmine, 800 ans et ceux de Guetofa, Beni Barka et Tounket, environ 300 ans.
La seconde « vague » de Ksour, qui date de 250-200 ans, tels que ksar Rekhaissia, Sedra et ksar Ouled Soltane construit par les Ouled Chehida conservent un caractère défensif.
Avec la période contemporaine, les éléments berbères sont peu à peu absorbés par les populations arabes. Les kalaa berbères sont pratiquement abandonnées, à part un ou deux paliers d'habitation à Sedra, Tazeghdanet ou Béni Barka. Des populations sortent même du Jebel Abiadh pour s'installer en bordure de la Jeffara à Remtha en particulier et on assiste à la construction de Ksour de plaine.
L'histoire de ces populations et les transformations de leur habitat sont intimement liées à la présence, dans la région, de la tribu arabe des Ouderna qui groupe les descendants des Béni Solaym arrivés avec les Béni Hilal. Ils semblent imposer, aux berbères tributaires du Jebel Abiadh, une « servitude » plus lourde que celle qu'ils établiront dans la « montagne » à Douiret et Chénini, par exemple.
QUELQUES ILOTS DU JEBEL ABIADH
On peut se contenter de suivre les routes goudronnées et visiter les grands sites conseillés et « aménagés ». Mais, on peut aussi se laisser guider par sa fantaisie ou l'histoire et zigzaguer dans le Massif, en fonction du temps dont on dispose.Blidet et Meguedmine est un ensemble formé de trois petits pitons dont l'un porte un Ksar en ruines appelé Ksar Qedim : l'un des plus anciens. LesMeguedmine sont cités par Ibn Khaldoun qui les signale comme des berbères « qui ont l'habitude d'enterrer leurs morts en position assise » ! Serait-ce une autre façon de décrire une inhumation en position fléchie propre aux Berbères depuis la préhistoire ?
Les Meguedmine ont vaincu et asservi les gens de Chénini, avec l'aide des Ouled Debbab qui sont devenus leurs suzerains ! Il paraît qu'une communauté juive y fabriquait des bijoux et ... pratiquait la magie !
Beni Barka n'est qu'à quelques kilomètres au sud-est de Tataouine. Les Beni Barka semblent être venus du Jebel Nefoussa, en Libye.
Guetofa est situé à 7 kilomètres à l'est de Tataouine. Les Berbères Guetofa s'étaient d'abord fixés aunord de la ville, sur le « mont » équipé d'un poste de signalisation optique. Ils utilisent jadis KsarQedim. Puis ils se sont installés autour de la butte sur laquelle ils ont construit leur kalaa où ils s'enferment pour se défendre contre les Ouderna à qui ils finissent par payer tribut : « l'adda ». Ilsemble que les premiers aménagements de « Guetofa - village » datent de 650 à 700 ans.
Dernière édition par Ahmed le Ven 23 Mai - 11:22, édité 2 fois
A l'ère tertiaire, la région qui a émergé définitivement, est soulevée. La moitié orientale de ce bombement s'affaisse pour former la plaine de la Jeffara qui va jusqu'au rivage actuel. La partie occidentale forme une chaîne de hautes collines qui va des Matmata, au nord-ouest à Dhehibet au sud-est et continue en Libye par la chaîne du Jebel Nefoussa. Alors que l'érosion fluviale a découpé des ravins dans la crête orientale qui borde cette ligne de collines, des sables argileux se sont accumulés dans les vallées et les cuvettes du versant ouest de ces « monts » : le plateau du Dh'har qui rejoint en pente douce le grand Erg oriental.
Cette longue histoire géologique que le voyageur lit facilement sur un sol souvent privé de végétation et de terre végétale, mêlée à une très longue occupation humaine sans cesse parcourue d'influences variées, ont fait du sud-est tunisien une zone originale marquée par la diversité de ses paysages et la variété des civilisations qui s'y sont succédées.
Cette région est d'abord un « bastion berbère » qui semble avoir été converti très tôt au judaïsme.Les Carthaginois se contentent d'y commercer en créant le long de la côte des « comptoirs ». Les Romains avancent davantage dans le pays mais ils sont obligés de construire une frontière fortifiée : le limes, qui finira par être conquise par les tribus berbères chamelières. La population de cette région, une fois christianisée, luttera contre l'islamisation et, par réaction, sous doute, sera kharijite au moins jusqu'à la fin du Moyen-âge, qui verra une arabisation de la langue et du mode de vie. Simultanément, à l'occasion d'accords de clientèle avec les sédentaires berbères, les Arabes de la plaine, devenus semi-nomades, adoptent des mœurs berbères en construisant, en particulier, de grands greniers, tels que ceux de Ksar Ouled Debbab et Ksar Ouled Soltane. De plus, ils s'allient à la
confédération des tribus berbères Ouerghema dont le village de Ghomrassen était la « Capitale ». Les Ouerghema étaient avec les Hammama du Nefzaoua, les tribus « makhsen » : les soutiens du pouvoir beylical dans le sud tunisien. Conformément à la tradition, la population locale résiste à l'occupation française en 1881 et se révolte en 1915, ce qui justifie l'existence de « territoires militaires » autour de l'implantation, à Tataouine, d'une garnison composée de « soldats - bagnards ». Les Ksour des bordures des Jebel Matmata, au nord et du Jebel Demer au sud arrivent à conserver longtemps leurs «berbérité ». Les pitons du Jebel Abiadh ne sont pas rattachés au grand plateau, le Dh'har, mais forment, entre deux plaines : celles du Ferch et de la Jeffara, un îlot isolé plutôt vulnérable.
Il semble bien que dès le Haut Moyen-Age, des pitons soient pourvus de forteresse : Kalaa, dans lesquelles les Berbères se protègent contre les premiers conquérants arabes. Au XIème siècle, l'arrivée des tribus hilaliennes, engendre la construction ou, au moins, la réfection, des « kalaa-refuges » qui se développent au-dessus ou autour des villages. Mais les paysans berbères sédentaires ne pouvant continuer à vivre, isolés, sur leurs monts incultes, « composent » avec les Arabes des plaines. Peu à peu, une symbiose s'instaure. Le Berbère qui a construit dans son ancienne « kalaa-refuge », un grenier collectif, accepte petit à petit de l'ouvrir aux récoltes des nomades arabes dont il est devenu tributaire. Pendant ce temps, l'Arabe se fixe et chaque tribu construit, sur SES terres, un grenier collectif ou deux, abandonnant leurs anciens Ksour aux factions «irrédentistes» Jebaliya qui persistent à vivre dans la « montagne » : le Jebel. Il est difficile de classer les Ksour berbères d'après leur ancienneté. Il semble que Ksar Zenata ait plus de 1000 ans, celui de Meguedmine, 800 ans et ceux de Guetofa, Beni Barka et Tounket, environ 300 ans.
La seconde « vague » de Ksour, qui date de 250-200 ans, tels que ksar Rekhaissia, Sedra et ksar Ouled Soltane construit par les Ouled Chehida conservent un caractère défensif.
Avec la période contemporaine, les éléments berbères sont peu à peu absorbés par les populations arabes. Les kalaa berbères sont pratiquement abandonnées, à part un ou deux paliers d'habitation à Sedra, Tazeghdanet ou Béni Barka. Des populations sortent même du Jebel Abiadh pour s'installer en bordure de la Jeffara à Remtha en particulier et on assiste à la construction de Ksour de plaine.
L'histoire de ces populations et les transformations de leur habitat sont intimement liées à la présence, dans la région, de la tribu arabe des Ouderna qui groupe les descendants des Béni Solaym arrivés avec les Béni Hilal. Ils semblent imposer, aux berbères tributaires du Jebel Abiadh, une « servitude » plus lourde que celle qu'ils établiront dans la « montagne » à Douiret et Chénini, par exemple.
QUELQUES ILOTS DU JEBEL ABIADH
On peut se contenter de suivre les routes goudronnées et visiter les grands sites conseillés et « aménagés ». Mais, on peut aussi se laisser guider par sa fantaisie ou l'histoire et zigzaguer dans le Massif, en fonction du temps dont on dispose.Blidet et Meguedmine est un ensemble formé de trois petits pitons dont l'un porte un Ksar en ruines appelé Ksar Qedim : l'un des plus anciens. LesMeguedmine sont cités par Ibn Khaldoun qui les signale comme des berbères « qui ont l'habitude d'enterrer leurs morts en position assise » ! Serait-ce une autre façon de décrire une inhumation en position fléchie propre aux Berbères depuis la préhistoire ?
Les Meguedmine ont vaincu et asservi les gens de Chénini, avec l'aide des Ouled Debbab qui sont devenus leurs suzerains ! Il paraît qu'une communauté juive y fabriquait des bijoux et ... pratiquait la magie !
Beni Barka n'est qu'à quelques kilomètres au sud-est de Tataouine. Les Beni Barka semblent être venus du Jebel Nefoussa, en Libye.
Guetofa est situé à 7 kilomètres à l'est de Tataouine. Les Berbères Guetofa s'étaient d'abord fixés aunord de la ville, sur le « mont » équipé d'un poste de signalisation optique. Ils utilisent jadis KsarQedim. Puis ils se sont installés autour de la butte sur laquelle ils ont construit leur kalaa où ils s'enferment pour se défendre contre les Ouderna à qui ils finissent par payer tribut : « l'adda ». Ilsemble que les premiers aménagements de « Guetofa - village » datent de 650 à 700 ans.
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Ahmed- Admin




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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
LE KSAR DES ZENETES OU KSAR KEDIM
Les Berbères Zénètes ont été une redoutable confédération de tribus chamelières qui s'est opposée, souvent avec succès, aux légions romaines. Dans cette région, ils étaient les seuls Berbères semi-nomades à occuper, autrefois, les vallées de l'Oued Zondag.
Le Ksar se présente comme un énorme carré défensif, actuellement en ruines, uniquement accessible par une seule porte percée dans une muraille qui mesure encore 3 à 4 mètres de haut.
Il comportait les trois niveaux caractéristiques : la ligne d'habitations troglodytiques. On peut y voir encore les vestiges d'huileries. Plus haut, l'enceinte carrée enserrait un imposant « grenier-refuge » qui comprend deux niveaux. Des inscriptions relatant l'année 475 après la mort du Prophète - soit 485 de l'hégire - permettent de dater partiellement cette kalaa qui aurait existé vers 1090, une quarantaine d'années après l'invasion hilalienne ! Aurait-elle été construite, en partie, avant ? Des détails architecturaux, les éléments décoratifs en particulier, ont fait dire à certains historiens qu'ils auraient été réalisés par des Berbères judaïsés ou par des maçons juifs employés par des Berbères déjà musulmans. La tradition situe le Ksar au moment de l'invasion hilalienne. Les Berbères Zénètes s'installent dans la région après avoir été en conflit avec la dynastie sanhajite. Mais leur chef, Khalifa Zenati leur commande de laisser la terre nue, de boucher leurs mille puits et de se retrancher à Gabès devant les Hilaliens qui passent, n'ayant rien à piller. Les Zénètes reviennent alors et construisent des Ksour dont Ksar Qedim est le plus important.
KSAR OULED SOLTANE
Tout le monde le visite et ... il le mérite bien. C'est un Ksar de montagne dans un Jebel sous mouvance arabe, comme les premières greniers. Installé sur un piton, en avant des vieux villages fortifiés de Techchout, Tazaghdanet et Beni Houssine, dissimulé par les sommets de Gualaa des Ouled Chehida, le Ksar comporte deux cours : la première a sans doute plus de quatre siècles, la seconde, complémentaire, aurait été bâtie ily a 150 à 200 ans.
Les ghorfa d'engrangement se répartissent sur quatre et parfois cinq niveaux. Des escaliers extérieurs, collés à la paroi, en permettent l'accès. Les profondes ghorfa peuvent comporter plusieurs compartiments où sont ensilés les olives et les grains. Des renforcements permettent de ranger quelques provisions plus précieuses et, parfois, un coffre à vêtements. Entre deux ghorfa accolées l'espace libre, maçonné, recèle une cachette, khannaba, dans laquelle sont dissimulés des produits ou
des objets précieux.
Le Ksar était animé, en particulier, le vendredi, après la prière. On y venait soit prendre des provisions soit discuter et se communiquer des nouvelles, soit faire réparer un outil par le forgeron, installélà.Toute la vie sociale se développait dans et autour du Ksar.
Le Ksar Ouled Soltane était encore récemment utilisé par les arabes Ouled Chehida, qui seraient leurs ascendants, et par les anciens vassaux berbères : les Tazeghdanet, les Techchout et les BeniHoussine.
KSAR OULED DEBBAB
Il n'est pas vraiment situé dans le Jebel Abiadh mais sur la route de Douiret. Il est un des ksour les plus « visité ». Les Ouled Debbab, fraction de la tribu arabe des Ouled Slim, avaient pour « Sahad » :clients montagnards, les gens de Douiret, Chénini et Meguedmine. Ils étaient également liés aux Tripolitains de Nalout, d'Ouazen et même aux Ouled Bellil de Ghadamès. La sécurité établie, il n'était plus nécessaire de confier la récolte aux ksour fortifiés de leurs clients berbères, les Ouled Debbab ont construit leur ksar sur leurs terres à 9 kilomètres au sud-ouest de Tataouine, près de leurs vergers de Bir Mesreb.
LeKsar présente un ensemble de ghorfa, six cents environ, sur un ou deux niveaux autour de deux cours. Il n'aurait guère plus d'un siècle etdemi d'existence. Une grande partie du ksar a été convertie en hôtel. Bien d'autres ksour méritent une visite. Il faudrait revenir plusieurs fois dans la région : les premiers voyages serviraient à découvrir, à être «sensibilisé ». Puis le voyageur curieux rechercherait une information sérieuse. Enfin, il reviendrait pour conforter son savoir livresque.
Sans aller très au sud, on peut visiter Ksar Dghaghra qui abritait, à l'origine, un agglomérat de clans arabes d'origine tripolitaine auxquels s'étaient jointes des fractions berbères qui se percevaient arabes. Les familles influentes, dites guerrières, avaient des liens de suzeraineté sur des fractions voisines Guetofa, Sedra et même de Nalout qui continuent à accueillir avec plaisir et respect lesDghaghra qui vont en Libye quelquefois.
Les Dghaghra se transmettent une légende curieuse : Lorsque la tribu arabe des Ouled Yacoub a été contrainte de fuir vers l'ouest, une de leurs femmes a laissé un de ses fils abandonné sous un arbre. Un homme des Ouled Debbab qui passait par là, l'a entendu gémir. Pris de pitié, il l'a confié à sa femme qui l'a éduqué. Pour gagner son pain, l'adolescent s'est engagé comme « Khamas », contractuel au village berbère de Béni Barka où il a été adopté. Il a pris femme chez les Aouadid voisins et a continué à vivre chez les Beni Barka. Il a eu plusieurs enfants. Un jour, sa femme, enceinte, a rendu visite à son père et lui a demandé un cadeau, qu'on ne peut refuser à unefemme dans cet état. Elle lui a demandé une peau de bœuf qu'elle a coupée en lanières très fines. Et elle a exigé de son père la terre circonscrite par ces lanières. « Daghaghretni, tu m'as trompé, a protesté le père !» D'où le nom donné aux descendants de cette femme :les Dghaghra !
Voilà qui ressemble beaucoup à la légende d'Elyssa à Carthage. Ailleurs, une autre légende parle d'une peau de mouton finement découpée !
Certaines tribus arabes, qui ne participent plus à de fructueuses « razzias » en Tripolitaine et perdent, de ce fait, leur mobilité ainsi que « leur courage traditionnel », se lancent dans l'agriculture tout en pratiquant la transhumance pastorale. Ils placent leurs récoltes dans des ksour situés dans la montagne tels que Ksour Ouled Soltane et Ksar Krachoua. KSAR KRACHOUA abritait des Arabes dont l'ancêtre direct serait : Abdelhamid El Ouderni. Il disposaient aussi de deux ksour : l'un établi dans la montagne : Ksar El Kherba, le plus important, et l'autre dans la plaine: Kirchaou. KsarEl Kherba - la « ruine » en arabe ! - appelé aussi : Kherbet El Krachoua date de l'installation de la tribu dans la région. Il succéderait à un ancien Ksar de montagne occupé par les « Berbères » Zaterna qui l'aurait abandonné il y a plus de 400 ans ! Les Krachoua l'auraient d'abord occupé puis en auraient construit un autre dit Ksar El Kherba, il y a environ 250 ans. Kirchaou, ksar de complément en plaine, a été créé, sur la piste de Ben Guerdane vers l'année 1900. Nous n'en finirons pas d'évoquer ces ksour, ces « forteresses » sahariennes dont les noms « chantent » : « Guelaa des Ouled Chehida », Tazeghdanet, Kherba Dhbiyat, Kherba Hadhud, Maztouriya, Tounket et rappellent une «épopée » berbèro-arabe dont les souvenirs « vivaient » encore, il y a moins de 100 ans avant que la «modernisation », l'exode, la télévision, n'aient fait disparaître cette culture.
Qui se souvient encore que le commandement français craignait encore, en1940, les mouvements de rébellion qui avaient entraîné, auparavant, en1882 ainsi qu'en 1916, les bombardements destructeurs de Tazeghdanet,Techchout et celui du Ksar des Beni Houssine connu d'Ibn Khaldoun.
Quand la télévision nous présentera-t-elle au lieu de « séries » étrangères ineptes, l'épopée d'un AliBen Khalifa,par exemple, dont les jeunes gens tunisiens ignorent tout, et qu'on ne raconte pas, non plus, aux touristes. Où en est le « tourisme culturel»?
Les Berbères Zénètes ont été une redoutable confédération de tribus chamelières qui s'est opposée, souvent avec succès, aux légions romaines. Dans cette région, ils étaient les seuls Berbères semi-nomades à occuper, autrefois, les vallées de l'Oued Zondag.
Le Ksar se présente comme un énorme carré défensif, actuellement en ruines, uniquement accessible par une seule porte percée dans une muraille qui mesure encore 3 à 4 mètres de haut.
Il comportait les trois niveaux caractéristiques : la ligne d'habitations troglodytiques. On peut y voir encore les vestiges d'huileries. Plus haut, l'enceinte carrée enserrait un imposant « grenier-refuge » qui comprend deux niveaux. Des inscriptions relatant l'année 475 après la mort du Prophète - soit 485 de l'hégire - permettent de dater partiellement cette kalaa qui aurait existé vers 1090, une quarantaine d'années après l'invasion hilalienne ! Aurait-elle été construite, en partie, avant ? Des détails architecturaux, les éléments décoratifs en particulier, ont fait dire à certains historiens qu'ils auraient été réalisés par des Berbères judaïsés ou par des maçons juifs employés par des Berbères déjà musulmans. La tradition situe le Ksar au moment de l'invasion hilalienne. Les Berbères Zénètes s'installent dans la région après avoir été en conflit avec la dynastie sanhajite. Mais leur chef, Khalifa Zenati leur commande de laisser la terre nue, de boucher leurs mille puits et de se retrancher à Gabès devant les Hilaliens qui passent, n'ayant rien à piller. Les Zénètes reviennent alors et construisent des Ksour dont Ksar Qedim est le plus important.
KSAR OULED SOLTANE
Tout le monde le visite et ... il le mérite bien. C'est un Ksar de montagne dans un Jebel sous mouvance arabe, comme les premières greniers. Installé sur un piton, en avant des vieux villages fortifiés de Techchout, Tazaghdanet et Beni Houssine, dissimulé par les sommets de Gualaa des Ouled Chehida, le Ksar comporte deux cours : la première a sans doute plus de quatre siècles, la seconde, complémentaire, aurait été bâtie ily a 150 à 200 ans.
Les ghorfa d'engrangement se répartissent sur quatre et parfois cinq niveaux. Des escaliers extérieurs, collés à la paroi, en permettent l'accès. Les profondes ghorfa peuvent comporter plusieurs compartiments où sont ensilés les olives et les grains. Des renforcements permettent de ranger quelques provisions plus précieuses et, parfois, un coffre à vêtements. Entre deux ghorfa accolées l'espace libre, maçonné, recèle une cachette, khannaba, dans laquelle sont dissimulés des produits ou
des objets précieux.
Le Ksar était animé, en particulier, le vendredi, après la prière. On y venait soit prendre des provisions soit discuter et se communiquer des nouvelles, soit faire réparer un outil par le forgeron, installélà.Toute la vie sociale se développait dans et autour du Ksar.
Le Ksar Ouled Soltane était encore récemment utilisé par les arabes Ouled Chehida, qui seraient leurs ascendants, et par les anciens vassaux berbères : les Tazeghdanet, les Techchout et les BeniHoussine.
KSAR OULED DEBBAB
Il n'est pas vraiment situé dans le Jebel Abiadh mais sur la route de Douiret. Il est un des ksour les plus « visité ». Les Ouled Debbab, fraction de la tribu arabe des Ouled Slim, avaient pour « Sahad » :clients montagnards, les gens de Douiret, Chénini et Meguedmine. Ils étaient également liés aux Tripolitains de Nalout, d'Ouazen et même aux Ouled Bellil de Ghadamès. La sécurité établie, il n'était plus nécessaire de confier la récolte aux ksour fortifiés de leurs clients berbères, les Ouled Debbab ont construit leur ksar sur leurs terres à 9 kilomètres au sud-ouest de Tataouine, près de leurs vergers de Bir Mesreb.
LeKsar présente un ensemble de ghorfa, six cents environ, sur un ou deux niveaux autour de deux cours. Il n'aurait guère plus d'un siècle etdemi d'existence. Une grande partie du ksar a été convertie en hôtel. Bien d'autres ksour méritent une visite. Il faudrait revenir plusieurs fois dans la région : les premiers voyages serviraient à découvrir, à être «sensibilisé ». Puis le voyageur curieux rechercherait une information sérieuse. Enfin, il reviendrait pour conforter son savoir livresque.
Sans aller très au sud, on peut visiter Ksar Dghaghra qui abritait, à l'origine, un agglomérat de clans arabes d'origine tripolitaine auxquels s'étaient jointes des fractions berbères qui se percevaient arabes. Les familles influentes, dites guerrières, avaient des liens de suzeraineté sur des fractions voisines Guetofa, Sedra et même de Nalout qui continuent à accueillir avec plaisir et respect lesDghaghra qui vont en Libye quelquefois.
Les Dghaghra se transmettent une légende curieuse : Lorsque la tribu arabe des Ouled Yacoub a été contrainte de fuir vers l'ouest, une de leurs femmes a laissé un de ses fils abandonné sous un arbre. Un homme des Ouled Debbab qui passait par là, l'a entendu gémir. Pris de pitié, il l'a confié à sa femme qui l'a éduqué. Pour gagner son pain, l'adolescent s'est engagé comme « Khamas », contractuel au village berbère de Béni Barka où il a été adopté. Il a pris femme chez les Aouadid voisins et a continué à vivre chez les Beni Barka. Il a eu plusieurs enfants. Un jour, sa femme, enceinte, a rendu visite à son père et lui a demandé un cadeau, qu'on ne peut refuser à unefemme dans cet état. Elle lui a demandé une peau de bœuf qu'elle a coupée en lanières très fines. Et elle a exigé de son père la terre circonscrite par ces lanières. « Daghaghretni, tu m'as trompé, a protesté le père !» D'où le nom donné aux descendants de cette femme :les Dghaghra !
Voilà qui ressemble beaucoup à la légende d'Elyssa à Carthage. Ailleurs, une autre légende parle d'une peau de mouton finement découpée !
Certaines tribus arabes, qui ne participent plus à de fructueuses « razzias » en Tripolitaine et perdent, de ce fait, leur mobilité ainsi que « leur courage traditionnel », se lancent dans l'agriculture tout en pratiquant la transhumance pastorale. Ils placent leurs récoltes dans des ksour situés dans la montagne tels que Ksour Ouled Soltane et Ksar Krachoua. KSAR KRACHOUA abritait des Arabes dont l'ancêtre direct serait : Abdelhamid El Ouderni. Il disposaient aussi de deux ksour : l'un établi dans la montagne : Ksar El Kherba, le plus important, et l'autre dans la plaine: Kirchaou. KsarEl Kherba - la « ruine » en arabe ! - appelé aussi : Kherbet El Krachoua date de l'installation de la tribu dans la région. Il succéderait à un ancien Ksar de montagne occupé par les « Berbères » Zaterna qui l'aurait abandonné il y a plus de 400 ans ! Les Krachoua l'auraient d'abord occupé puis en auraient construit un autre dit Ksar El Kherba, il y a environ 250 ans. Kirchaou, ksar de complément en plaine, a été créé, sur la piste de Ben Guerdane vers l'année 1900. Nous n'en finirons pas d'évoquer ces ksour, ces « forteresses » sahariennes dont les noms « chantent » : « Guelaa des Ouled Chehida », Tazeghdanet, Kherba Dhbiyat, Kherba Hadhud, Maztouriya, Tounket et rappellent une «épopée » berbèro-arabe dont les souvenirs « vivaient » encore, il y a moins de 100 ans avant que la «modernisation », l'exode, la télévision, n'aient fait disparaître cette culture.
Qui se souvient encore que le commandement français craignait encore, en1940, les mouvements de rébellion qui avaient entraîné, auparavant, en1882 ainsi qu'en 1916, les bombardements destructeurs de Tazeghdanet,Techchout et celui du Ksar des Beni Houssine connu d'Ibn Khaldoun.
Quand la télévision nous présentera-t-elle au lieu de « séries » étrangères ineptes, l'épopée d'un AliBen Khalifa,par exemple, dont les jeunes gens tunisiens ignorent tout, et qu'on ne raconte pas, non plus, aux touristes. Où en est le « tourisme culturel»?

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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
Merci Ahmed, on apprend des choses sur nous ;) ;) , super travail 
Haroun- Admin




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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
Ahmed ou Ali-baba!!!!!!
,trés fort mon pote, hram 3lik
Ok c'est toi qu'à chercher, Yakoi 3lik Rabbi

Elmorra- T2




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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
freenow a écrit:Ahmed ou Ali-baba!!!!!!,trés fort mon pote, hram 3lik
Ok c'est toi qu'à chercher, Yakoi 3lik Rabbi
Tu parle chinois free ou quoi la

Ahmed- Admin




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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
freenow a écrit:Ahmed ou Ali-baba!!!!!!,trés fort mon pote, hram 3lik
Ok c'est toi qu'à chercher, Yakoi 3lik Rabbi


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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
Ok Ahmed, ta pris l'article de free
, pas biennnn
, merciiiiii
free pour ton travail , c pas grave , Ahmed il c fait plaisir tout seul
free 
, merciiiiiifree pour ton travail , c pas grave , Ahmed il c fait plaisir tout seul
free 

Ahmed- Admin




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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES


Ahmed- Admin




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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
il y a d'autres Ksours a signaler dans l'Est de tataouine,

cassyzx- Admin




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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
Tu veux dire quoi par Est de tataouine Ahmed?

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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
Explique moi tout stp Ahmed par MP, ca l'aire bieeeeen ca , ca sens le coup-bas



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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
cassyzx a écrit:Explique moi tout stp Ahmed par MP, ca l'aire bieeeeen ca , ca sens le coup-bas![]()
![]()
Ah tu trouve kacem!!!!!!!!!!!!!!!!!

roufa


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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES

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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
merci pour le lien

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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
c cool ,on va avoir des supers Ksours machalla



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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES

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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
Allah karim Ahmed, ALMOUMEN MOUSAMEH ya ahmed



Ahmed- Admin




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Re: TATAOUINE:LE PAYS, LES KSOURS ET LES HOMMES
Ok revenons au sujet svp




